Jean-Luc Outers: des tombeaux de papier à l’humour tellement décalé

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Henri Michaux, Dominique Rolin, Simon Leys, Chantal Akerman, Hugo Claus se succèdent sous la plume délicate d’Outers, qui remonte le temps, à partir des dernières volontés des défunts.

C’est une histoire entre Belges. Seul J. M. G. Le Clézio, qui salue dans la préface du Dernier jour les Tombeaux de son “mentor” bruxellois, n’est pas né au Plat Pays. A travers ces exercices de mémoire, le romancier Jean-Luc Outers, infatigable promoteur des lettres, évoque cinq créateurs admirés et admirables, laissant libre cours à son humour décalé pour son sixième personnage, un président d’institution culturelle courtelinesque en diable.  

Henri Michaux, Dominique Rolin, Simon Leys, Chantal Akerman, Hugo Claus -jamais nommés, si ce n’est en épigraphe- se succèdent ainsi sous la plume délicate d’Outers, qui remonte le temps, à partir des dernières volontés des défunts.  

Que ce soit au Père-Lachaise (Michaux, en petit comité, Dominique Rolin, après un passage dans une église germanopratine bondée), sur un voilier au large de Sydney (Simon Leys, dont la femme aimée disperse les cendres) ou à l’opéra d’Anvers (Hugo Claus, dans une mise en scène millimétrée par l’auteur du Chagrin des Belges lui-même), l’effet est saisissant.  

Outers a le don de brosser une atmosphère, un caractère, un destin. Et d’attiser notre curiosité pour l’oeuvre de ses modèles. 

LE DERNIER JOUR, PAR JEAN-LUC OUTERS. GALLIMARD, 154P., 14,50€. 

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