Julie Maroh: la nuit, “le poids des siècles est davantage perceptible”

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Une exposition dans le cadre du Lyon BD Festival célèbre l’auteur des Corps sonores et Le Bleu est une couleur chaude, qui inspira La Vie d’Adèle. Les nuits de Julie Maroh.

Mon bar

Le Bar’Ouf, à Paris (IIIe). J’aime les lieux où l’on s’entend parler et où les piliers de comptoir ne nous interpellent pas.  

Mes boissons

Bière à l’apéro, vin pour dîner, alcool fort en fin de soirée.  

Ma BD à lire la nuit

Frances, de Joanna Hellgren. Les albums doivent être structurés comme un conte et préparer le terrain au subconscient. 

Ma ville pour une balade

Venise, après l’effervescence du carnaval, désertée par ses touristes, pleine de l’écho du clapotis des eaux et de l’ombre nocturne.  

Mon lieu incongru

Un musée d’oeuvres anciennes. La nuit, elles s’appréhendent différemment, l’éclairage du jour ne semble plus les agresser. Le poids des siècles est davantage perceptible, le temps s’écoule autrement. 

Mon remède contre l’insomnie

Je saisis sur ma table de chevet un essai sociopolitique. Au bout de trois pages mes yeux se ferment…  

Comment dessiner la nuit

Il faut jouer sur des éclairages contrastés, privilégier l’efficacité avant une recherche de réalité. 

Livres chez Glénat.  

Exposition: Maison des Associations, jusqu’au 12 juillet, Lyon (IVe).  

Lyon BD Festival Off, jusqu’au 30 juin. 

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