L’agresseur présumé de NKM va être jugé en comparution immédiate

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Vincent Debraize, le maire de l’Eure qui est soupçonné de s’en être pris physiquement à NKM, vendredi à Paris sera jugé ce lundi après-midi, en comparution immédiate.

Depuis samedi, Vincent Debraize, était entendu en garde à vue par les enquêteurs. Il sera jugé ce lundi après-midi, en comparution immédiate à 13 h 30 pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours sur personnes chargée d’une mission de service publique” et “outrage”, a appris L’Express de source judiciaire. 

Le maire de Champignolles, dans l’Eure, est soupçonné d’être l’homme qui a agressé la candidate LR Nathalie Kosciusko-Morizet, vendredi, sur un marché parisien du 5e arrondissement, devant l’objectif d’un photographe de l’AFP et de caméras de surveillance, avant de prendre la fuite. NKM s’était évanouie et avait dû être hospitalisée. Elle s’était vu prescrire deux jours d’arrêt temporaire de travail.  

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Face aux enquêteurs qui l’ont identifié, cet élu de 55 ans, qui s’est lui-même rendu à la convocation, a contesté toute violence physique à l’encontre de la candidate LR, qui a perdu l’élection législative dimanche. Il avait été confronté à sa victime présumée et placé en garde à vue pour “violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public”. 

“Il nie tout contact physique ou bousculade”

A ce stade, leurs versions s’opposent: “Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés dans sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé” la candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. L’avocat de NKM, Xavier Autain, a dénoncé “une agression grave sur une élue de la République”. 

D’après le récit d’une journaliste de l’AFP, la candidate de 44 ans, battue dimanche par son adversaire de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu’un homme les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de “bobo de merde”. “A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure”, a relaté Geoffroy Van der Hasselt, un photographe de l’AFP. 

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